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Réinventer la maison d’arrêt de Nantes



Le projet urbain destiné à transformer l’ancienne Maison d’Arrêt de Nantes en un programme mixte à dominante Logement apportera une structure et une dynamique nouvelle pour le quartier.

L’aménagement du site de l’ancienne prison achèvera la reconversion de la place qui a vu la réhabilitation de bâtiments emblématiques tels que l’ancien Palais de Justice - devenu Hôtel Radisson Blu - et l’ancienne gendarmerie transformée en logements et en centre de bien-être. Par sa porosité, sa grande mixité programmatique et ses qualités paysagères, le nouvel ensemble deviendra une nouvelle polarité urbaine au sein de Nantes, un espace à l’urbanité moderne et à l’attractivité affirmée. Sous l’impulsion de Nantes Métropole, le groupe Altarea Cogedim - à travers sa direction régionale Cogedim Atlantique - associé au groupe Histoire &Patrimoine et à deux cabinets d’architectes-urbanistes, DTACC et tandem+, ont uni leurs compétences pour donner un sens fort à leur proposition et répondre ainsi aux attentes de la Ville et de ses habitants. Pour ce faire, le groupement a fondé sa réflexion sur l’histoire du lieu, tout en en inversant les valeurs d’origine :
> D’un lieu fermé par de hauts murs, l’ensemble deviendra un lieu ouvert et traversant
> D’un lieu de privation et de peine, l’ensemble constituera un lieu de vie et de joie
> D’un lieu minéral, l’ensemble disposera d’une ouverture sur la nature et d’une végétalisation conséquente.

La Maison d’Arrêt, avec le Palais de Justice et l’Hôtel de Gendarmerie, construits entre 1852 et 1869, ont été des édifices structurants pour le centre de la ville. Tout le quartier dans son ensemble est donc aujourd’hui en mutation. La place Aristide-Briand est devenue une place animée, proposant de nombreux équipements cohérents : un hôtel, un centre de bien-être et des restaurants. Il s’agit donc de réintroduire des rues et des espaces verts au cœur de la ville, de rendre aux Nantais un espace de vie jusqu’à présent “confisqué” pour les besoins régaliens de l’État.

À terme, le projet prévoit la conservation des éléments patrimoniaux en lien avec les caractéristiques architecturales du lieu. Le traitement réservé aux éléments constitutifs de la Place Aristide-Briand - à savoir le porche et l’ancien pavillon du Greffe - vient conforter cette double volonté de mémoire et d’ouverture. À sa livraison, le nouvel ensemble développera 160 logements, dont 50 % de logements sociaux, une maison de la petite-enfance, des places de stationnement publiques et privées et l’aménagement d’un mail paysager et végétalisé dans la prolongation du square Faustin-Hélie.